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A restaurant near Grand Palais in Paris

Before coming to dine at the Villa Spicy, discover the history and exhibits of the Grand Palace is located within walking distance.

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Restaurant proche du Grand Palais

La construction du Grand Palais, qui date de 1897, fut décidée le jour où l'on vota la démolition de son devancier. Le Grand Palais faisait partie d'un projet d'ensemble qui prévoyait le percement d'une large avenue, baptisée Nicolas II pour célébrer l'alliance franco-russe et bordée de deux bâtiments architecturaux qui, en aboutissant au nouveau pont Alexandre III, devait prolonger la perspective des Invalides jusqu'aux Champs-Élysées.

Les travaux, qui avaient duré trois ans et dont le coût s'élevait à 25 millions de francs-or, étaient achevés en 1900. Le Grand Palais ouvrit ses portes le jour de l'inauguration de l'Exposition universelle, avec deux manifestations restées célèbres: la Centennale (qui vit se confirmer le succès des Impressionnistes) et la Décennale internationale des Beaux-Arts.

Après cela, et pour être fidèle à sa vocation, le Grand Palais, tel Moloch, avala tout. D'abord, la peinture et la sculpture pour qui se succédèrent, chaque année au rythme des saisons, le Salon des artistes français, temple de la peinture traditionnelle baptisée rapidement par l'avant-garde «Style pompier », puis le Salon d'automne, siège de la jeune peinture (1905, les Fauves; 1906, Gauguin; 1907, Cézanne). Enfin, le Salon des Indépendants, le plus révolutionnaire de tous, où le cubisme triomphant se donna comme chef de file un jeune peintre inconnu venu d'Espagne: Pablo Picasso.

La guerre allait interrompre toutes ces activités artistiques. Le silence tomba lourdement sur l'omnibus devenu hôpital militaire et annexe de multiples services administratifs. Mais de ces quatre années-là un monde nouveau allait naître, avide de luxe, de distractions inédites. Les aspirations allaient se concrétiser dans une manifestation importante qui déroula ses fastes autour et dans le mastodonte de pierre et d'acier promu plaque tournante d'un spectacle comme Paris n'en avait pas vu depuis un quart de siècle: l'Exposition internationale des Arts décoratifs, qui devait voir le jour le 8 avril 1925.

C'est là que devait naître le style «Arts Déco» appelé à succéder au Félix Faure - Henri II, au Carnot-Pompadour que tout le monde avait assez vus, et à détrôner, mais pour un temps seulement, le style nouille, cher à Guimard et qui est maintenant si recherché. Les tapisseries de Dufrène; les meubles de Sue et Marre, de Ruhlmann; les verreries de Lalique; les laques de Dunan et les ensembles de Frantz Jourdain, de Pierre Sardou, de FolIot, en un mot tout ce qui devait concourir à devenir, durant l'entre-deux guerres, le décor de la vie quotidienne, se trouva réuni pour six mois sous le vélum flambant neuf du Grand Palais.

Et puis il y eut les chevaux! Chaque année, au printemps, la piste sablée, rendue à sa destination première, devenait le théâtre d'un événement qui comptait dans la vie parisienne: le concours hippique. Au son d'un orchestre suspendu entre ciel et terre, des amazones à veste rouge et à haut-de-forme; des officiers, fine fleur de l'étrier; des gentlemen-riders et, en vedette américaine, le Cadre noir de Saumur, évoluaient, sautaient les barrières, revenaient au galop, suscitant les applaudissements d'une assistance qui ponctuait chaque exercice d'un seul mot: «Joli!» Tout cela se terminait par une apothéose: des artilleurs dressés sur leurs chars traversaient la piste dans toute sa longueur, enlevant dans un train d'enfer prolonges d'artillerie et canons de 75, exercice qui soulevait l'enthousiasme... et des nuages de poussière.

Le Grand Palais, pour beaucoup de Parisiens, de provinciaux, d'étrangers, c'était aussi, il n'y a pas bien longtemps, le Salon où, à chaque début d'automne, pendant la première quinzaine d'octobre, les Champs-Elysées se couvraient d'une foule sans cesse renouvelée, où les chaussées devenaient impraticables et les bosquets transformés en un garage géant. C'était là, au Salon de l'automobile, avant 1914, que les grosses De Dion-Bouton, les Amédée Bollée, les Renault à hautes pattes rouges et à nez camard avaient fait leur entrée dans le monde, précédant de quelques lustres la grande triomphatrice de cette après-guerre: la 5 CV Trèfle Citroën qui, à son tour, devait céder la place à de nouvelles venues. C'était enfin le Salon des arts ménagers.

Maintenant, c'est fini, on ne verra plus la foule des curieux se bousculer autour des stands du grand hall. Le salon de l'automobile a émigré vers l'ouest, laissant la place à des manifestations plus paisibles où l'université, la culture, l'art ont la priorité, comme la Foire aux antiquaires, le Salon du livre ou celui de la philatélie.

Retrouvez toute la programmation du Grand Palais sur leur site internet.